Tu as ramé toute l’année entre boulot-courses-ménage-pédiatre-et-j’en-passe. Voici venu pour toi le temps des vacances bien méritées !

Ta première épreuve peut commencer.

Les bagages

Tu t’imaginais que, parce que les vêtements étaient plus petits, tu n’aurais pas besoin de beaucoup de place…Seulement ta check-list est aussi longue que la constitution et ta valise pas du tout extensible. Biberon, pampers, baby-phone, chauffe biberon…te voilà déjà avec une manne que tu hésites à envoyer par bateau. Sans oublier tous les « au cas où ».  Il ne te reste plus qu’à trouver de la place pour la boîte de lait cylindrique et non compressible…

L’aéroport

Pour ma part, je n’ai pas encore testé les vacances en voiture en famille alors je te parlerai de mon expérience aéroport.

Tu débarques comme une fleur avec ton sac à langer digne du Carnet du Bourlingueur, prête à survivre une semaine dans la jungle. Valises checkées, tu te diriges vers les contrôles de sécurité. Évidement on ne t’avait pas prévenue que ta poussette devrait passer le scan, sans le bébé bien entendu. Pendant que tu déposes veste, écharpe ( ben oui c’est la Belgique quoi), sacs, doudous, tu demandes à Monsieur d’extraire bébé qui dort et de plier la poussette tout en enlevant sa ceinture…kilos perdus : deux.

En sueur, tu penses avoir réussi cette épreuve quand une voix résonne :

-Vous parlez Français Madame?

-Euh, oui? 

-Pouvez-vous vider le contenu de votre sac s’il vous plaît ?

Ton magasin de puériculture déballé sur la table, tu collabores, complètement dépitée… En prime, le mec te regarde comme si tu sniffais du Nurofen.

L’avion

L’âge le plus critique : trop petit pour avoir un siège à lui et définitivement trop grand pour rester sur toi. Tu sais déjà en toi même que le temps va passer très lentement. Petite crise de fatigue due à l’improbalité pour lui de s’endormir la tête dans l’accoudoir, la ceinture dans le dos, et les pieds dans le vide.

Après avoir éteint-allumé-éteint-allumé la lumière 10 fois, tapé dans le siège avant 20 fois, en oubliant pas d’arracher au passage quelques cheveux du voisin, arrive, la grosse crise de larmes. Regards assassins de l’assemblée et première expérience du berçage dans le couloir entre deux passages d’hôtesses. Je n’ose même pas te parler des plateaux repas à moitié par terre et le biberon au bain-marie ultra brûlant du Steward qui voulait visiblement aussi le stériliser. Suite des festivités : une odeur nauséabonde émanant de ta progéniture qui fait se retourner quelques têtes.

Je te laisse imaginer comment changer un bébé sur une table à langer trop petite, avec le front sur la carlingue.

Et si t’as vraiment la poisse tu peux tomber sur un avion minuscule. C’est cadeau.

Les vacances en question

Tu peux aussi voir la vie du bon côté, histoire de ne pas te pendre tout de suite.

Réveil à l’aube ? Gros avantage pour admirer le lever du soleil. Débarquer au buffet à 7h30 ? Gros avantage pour profiter du buffet avant les Russes et les Anglais. Être dans la piscine à 8h30 ? Super avantage pour choisir ton transat.

Après enfilage du maillot anti-uv-pampers-spécial-eau-chapeau-crème, te voilà dans la marre aux bébés avec une dizaine de parents, au milieu de bouées en tout genre. Le parent de jeune enfant est une espèce reconnaissable. Il y en a toujours un qui te regarde avec un petit sourire en coin qui semble dire : je compatis.

Je pense que le concept du « All In » a été inventé par des parents – pour les parents – afin qu’ils puissent être bourrés toute la journée. (tape dans tes mains si tu es d’accord). Allez, plus que 99 fois le petit toboggan.

S’en vient enfin l’heure de la sieste. Tu as maintenant deux heures, voire trois pour les plus chanceux, pour : bronzer, lire enfin ton bouquin de 300 pages, nager, boire un cocktail…éventuellement t’écrouler telle une épave et ne plus savoir bouger.

L’hôtel Famille, cette prison grand luxe (ou pas hein) où les parents viennent purger leur peine, entre glaces qui coulent, plaine de jeux décolorée surchauffée, et mini-disco. Si tu ne trouve pas la mini-disco, cherche le parking poussettes.

L’animation du soir devient ce jeu étrange, où tous les adultes passent la soirée pliés en deux pour retenir leurs sales gosses enfants respectifs, afin d’éviter qu’ils escaladent les fauteuils, les escaliers, la scène, cassent les verres, la déco…Tu as remarqué qu’il y a toujours un petit roux maléfique qui terrorise tout le monde ?

Allez, les vacances touchent à leur fin, il te faut juste refaire le chemin à l’envers,et après tu pourras te reposer au travail !

Tu es officiellement une survivor !

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Elodie