Je partage avec vous cette lecture que j’ai faite il y a un petit temps et qui vous donnera des clefs pour entamer un processus de décroissance bénéfique.

Que vous manque t’il pour être heureux ?

Gagner plus d’argent ? Avoir une plus grande maison ?

La dernière voiture qui vous avez vu à la télévision ? Attendez-vous d’avoir quelque chose en plus pour vous dire maintenant je suis heureux. Vous avez ce que vous voulez, mais vous êtes déjà passé au désir suivant de possession. Parce que vous répondez à une envie et non à un besoin. Votre besoin n’existe pas, n’est donc pas satisfait et votre envie reviendra sans fin.

Voici, en résumé, la façon de vivre quotidienne pour la majorité d’entre nous…Pour votre défense, vous êtes nés dans un monde comme celui là, où l’essentiel de la vie est occupé par la consommation.

Désencombrons-nous du superficiel pour aller à l’essentiel.

Il faut reconquérir notre temps personnel et revenir à ce pourquoi l’humain a besoin pour être heureux : les biens relationnels, la contemplation, la lenteur.

Vous êtes-vous déjà demandé: « Ai-je vraiment besoin de ça, est-ce utile ? » On découvre alors que le trop est un ennemi et que l’on peut vivre mieux avec moins. Cette recherche de simplification de la vie  au profit d’une augmentation de la joie de vivre est une école de la modération et un travail sur soi.

Ne pensez pas qu’en vous simplifiant la vie vous allez revenir à un âge moyenâgeux, vous éclairer à la bougie, ou brimer vos besoins légitimes, mais favoriser la convivialité, la beauté et le respect de la personne humaine dans toutes ses dimensions.

Oui mais comment ? En pratiquant la décroissance.

  • Accepter la lenteur. Un arbre ne met-il pas 10 ans à devenir un arbre ? Si nous nous pressons trop, c’est le réel qui nous échappe, sa richesse et sa profondeur, c’est alors la vie elle-même que nous ne vivons pas profondément. Le réel, c’est aussi la nature qui nous entoure, qui est souvent éblouissante.
  • Restaurer l’autonomie: Limiter l’usage de la télévision, des téléphones mobiles, ordinateur, voiture, qui sont autant de filtres de la réalité.
  • Ralentir pour vivre plus en phase avec nos rythmes naturels.
  • Ne pas rechercher des loisirs trop artificiels, mais ceux qui nous reconnectent à nos semblables, la nature et notre corps (écriture, poésie, arts, chant, danse, cuisine, sport)
  • Participer à des associations selon ses affinités.
  • S’avoir s’auto-limiter et jouir pleinement de ce que nous avons déjà.

Pourquoi avons nous tellement de mal à appliquer ces principes ?

Les mass-médias : financés par la publicité et possédés par les industriels et les banquiers. A longueur de journée, on vous dit qu’il faut être l’image utile du système, un profil de fantasmes : Jeune, beau , riche, gavé, nanti, grosse bagnole, voyages de rêves, soigné à mort, plein, gonflé…mais vide de tout ce que vous aurait donné la vie.

Vivre la décroissance est une posture à adopter. Un acte constructif qui est un refus de la fatalité.

Notre pays se couvre toujours plus de routes, d’entrepôts, de supermarchés hard-discount. Nous perdons des savoirs-faire locaux dans tous les domaines.

Comment faire pour arrêter ce massacre écologique et humain et relocaliser l’économie ?

  • Réduire la masse d’objets qui nous entourent et les électro ménagers, pour moins de production donc moins de consommation d’énergie, moins de pollution.
  • Se désintoxiquer du prix le plus bas: acheter moins mais mieux.
  • S’approvisionner le plus possible sur les marchés des producteurs locaux. (Bio si possible pour ne pas polluer la planète et notre propre corps). Eviter ceux fabriqués au loin qui ont fait des milliers de kilomètres.
  • Produire ses propres légumes si on en a les moyens.
  • Consommer des fruits de saison, éviter au maximum les fruits exotiques, les considérer comme des denrées de luxe.
  • Bannir les préparations industrielles, dont les ingrédients ont fait des milliers de kilomètres et sont suremballés, ce qui crée des montagnes de déchets.
  • Privilégier la qualité à la quantité.
  • Être vigilant sur les conditions de productions des produits que nous achetons. Derrière les prix bas de la grande distribution se cachent des drames humains que nous ne pouvons ignorer. (vêtements, objets ménagers, nourriture)
  • Préférer l’eau du robinet quand c’est possible, 400 à 800 fois moins chère que l’eau en bouteille.
  • Limiter la consommation d’énergie. (gros pull, moins d’appareils électriques, bannir ceux en veille, favoriser la fraicheur sans climatisation, éviter l’avion, la voiture, manger moins de viande.
  • Eviter la télévision: 3h30 de manipulation à grande échelle par jour.

Pour conclure

La décroissance propose une rupture avec l’idéologie de la démesure et de l’illimité.

Tout se passe comme si un monde meilleur n’était plus jamais possible.

Si nous pensions tous comme cela, personne ne ferait jamais d’efforts pour ces combats dits perdus d’avance. Nous devons faire notre part des choses. Chacun d’entre nous pourrait convaincre quelqu’un autour de soi. C’est ainsi que se forment les communautés qui se réunissent pour atteindre un idéal.

Reconquérissez votre humanité en adoptant dès aujourd’hui la décroissance dans votre quotidien et la planète vous en remerciera.

Sources : « La décroissance pour tous » de Nicolas Ridoux, PARANGON Editions, 2011.

Illustrations : Steve Cutts

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Elodie