Parfois je me dis que bloguer ce n’est vraiment pas pour moi. De toute façon, moi je le sais, je ne serai jamais qu’une blogueuse en carton. Mais, on a beau ne pas aimer le voyeurisme, de nos jours ne pas être présente sur les réseaux, c’est inadmissible. Alors j’essaie.

Je n’ai pas le culte de ma propre personne, c’est compliqué de parler de moi tout le temps. (Même si je le sais, ça serait super intéressant) Il faut quand même s’aimer vachement. Le besoin d’estime et de reconnaissance font partie de la pyramide de Maslow depuis 1940. C’est donc une valeur humaine que de vouloir se faire aimer. Je ne vous fustige pas. Mais il faut être quand même un brin exhibitionniste.

J’en ai franchement rien à faire des tendances mode, pourvu que mes fringues soient confortables. A part être une star, être scandaleusement riche, et passer ma vie poursuivie par des paparazzi, je vois pas trop l’intérêt. Et puis la mode, c’est un éternel recommencement. Pas de quoi en faire un foin. Sans compter que c’est une des pires industries au monde. Bon bref, je m’égare.

Idem pour le make-up. C’est très joli le maquillage, mais soyons honnêtes, si je mets plus que de l’eye-liner et du mascara, j’ai clairement l’air d’un clown.

J’ai pas toujours le temps, et/ou l’envie d’avoir une équipe de shooting pour une photo Insta. Ni de mettre en scène tout ce que je touche. Parfois il faut vivre l’instant présent. Tu saisis ?

Je ne dis pas que je maitrise pas un peu photoshop. Mais de là a avoir l’air toujours jolie et faire des faux paysages, j’en suis loin. Du coup mon feed est un peu pourri. Mais ce que j’aime c’est la spontanéité. Le figé c’est joli, mais on a inventé les magazines pour ça. Bon d’accord je n’ai peut-être pas de talent.

Et puis aussi au bout de 3 hashtags, je suis saoulée. Voilà. #saoulée

Puis aussi y’a des choses qui m’énervent. Comme s’insurger contre le fake des réseaux sociaux. C’est un peu comme s’insurger que le marketing nous vend de la merde. On nous aurait menti ? Allez quoi. Vous me faites rire quand même.

Je ne comprendrai jamais les Insta stories, et les snap. Passer 3 heures par jour à filmer, prendre des photos et écrire des trucs, alors que dans 24 heures tout aura disparu ? WTF ? Je n’ai pas ce courage. Enfin, déjà il faudrait que quelqu’un regarde.

Parce que tenir un blog, c’est un peu comme jouer au Sims. C’est super gai de tout personnaliser, puis après c’est moins marrant de jouer.

Je ne dis pas qu’Instagram est une plate-forme géante de Pub, non. Je dis juste que ça ressemble à un folder Colruyt.

Les réseaux sociaux sont un immense Truman Show.(désolée pour les plus jeunes, faudra vous renseigner) Faire croire que c’est la vraie vie, ponctuée de placements produits. En fait, le concept est pas trop nouveau.

C’était quand même mieux quand les stars faisaient les tendances. Au moins elles avaient un talent. Je veux dire avant Kim Kardashian, et le business du vent. Et le culte de la médiocrité.

Parce que j’ai quand même la vague impression que tout a déjà été dit ou fait. Et redit, et refait. Et contredit et contrefait.

Parce que pousser à la surconsommation du matin au soir c’est pas mon truc et au cas où vous ne le sauriez pas c’est démodé. Je vous rappelle quand même que c’est la fin du monde.

Parce que j’emmerde grave le capitalisme. Et que vous deviez en faire autant. Soyez pas des victimes comme ça.

Parce que prôner le cruelty-free et puis faire ses courses chez Primark, c’est quand même assez illogique. C’est juste une réflexion que je me fais.

Parce que pour que ton blog soit bien coté, il faut écrire 3 fois par semaine, pendant 2 ans minimum. Hum. C’est comme un abonnement en salle. La volonté dure en moyenne une semaine. Le buzz est aux blogueurs , ce que la vague est à Brice. Une attente éternelle.

Parce qu’il faut écrire des articles SEO. Pas trop longs, pas trop courts, pas de mots étrangers, pas d’abréviations, pas de mots en majuscules, pas d’exclamations. Des liens internes, des liens externes, des follow, des no-follow, des métabalises, des mots clefs. Tout en restant spontané bien sûr. La déprime.

Parce que des fois t’écris un truc pendant 4 heures et tout le monde s’en fout.

Parce que j’ai pas de followers ? Je comprends pas sérieusement. Avec un contenu de qualité comme le mien.

Parce que ça change pas ma vie.

Parce que j’écris ce que j’ai envie quand j’ai envie.

La conclusion. Mmm, je pense que mon style de non blogueuse est un style en fait. Non ?

Plus sérieusement, on peut rencontrer et lire des gens inspirants et vrais. Et ça vous réconcilie avec tout le reste. Comme des blogueuses engagées par exemple. C’est ça l’important.

Alors je me dis, que peut-être, j’ai ma place. Oui, je sais. C’est beau. Bisous !

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Elodie