Hey salut tout le monde ! Voilà 2 mois que je n’ai plus rien écrit par ici ! En effet j’ai été fort occupée (Et aussi en vacances) ! Mais je reviens avec de bonnes nouvelles ! Vous voulez savoir ce qu’il s’est passé ?

17 mois

Il y a 17 mois, le 31 mars 2017 je me suis faite licenciée de mon ancien job avec une violence inouïe, en 2 heures de temps. Je n’étais plus en adéquation avec les valeurs que celui-ci véhiculait, mais si j’y réfléchis bien, je ne l’ai jamais été. Travailler dans une entreprise qui prône uniquement la croissance, avec des produits qui ne respectent pas la planète, et sans aucune volonté d’éthique ne me convenait pas.

Dans notre société, on aime pas beaucoup les gens qui pensent autrement. Mais vous savez ce que c’est, il faut rentrer dans le moule, faire comme tout le monde, travailler ! Ceci dit, je ne regrette rien, j’ai rencontré des chouettes personnes, appris beaucoup de choses, et glaner en expérience de travail et de vie. Je ne regrette même pas ce qui s’en est suivi, où, taxée de rêveuse et d’idéaliste, j’étais remerciée et oubliée en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire.

Je ne comprendrai jamais les sociétés brassant des millions, ayant pignon sur rue de n’avoir aucun but afin d’améliorer le sort des humains ou de la planète. Ce n’est pas Nicolas Hulot qui vous dira le contraire.

Le constat

Se rendre compte, depuis 10 ans que dans le monde du travail, que vous n’êtes rien ni personne. Soyez reconnaissants, encaissez toutes les aberrations et les « travails à la con », mais ne tâchez jamais, au grand jamais, d’être démotivé, ou en désaccord avec la politique de votre entreprise, voir juste de votre patron. Soyez un bon mouton. J’ai vu des personnes se vider de leur sang pour leur travail et ne plus exister du jour au lendemain. C’est partout pareil, ne vous faites aucune illusion.

Mais que fallait-il faire alors ? Se remettre en question encore et toujours dans une société et un système totalement absurde ? Trouver des solutions, mais comment les appliquer ? S’en est suivi un long cheminement et questionnement sur la suite de mon avenir. Ce n’était pas possible, ma vie ne pouvait pas ressembler à ça. Une vie de servitude pour enrichir les riches, pendant que je sacrifiais la mienne. Au nom de quoi ? Au nom de qui ? Cela faisait 10 ans que ça ne fonctionnait pas !

Le stand-by

Quand vous tombez d’un train en marche, vous êtes un rien abasourdie, et tous vos projets tombent à l’eau en une fraction de seconde. Comment ré-apprendre à vivre quand vous passez d’un 39 heures semaine, comprenant 2 heures de route par jour à …rien. Le cerveau met du temps à comprendre, l’adrénaline retombe, vous flottez dans un vide immense, car vous étiez trop occupé à être occupé, emmuré dans des automatismes. Vous vous réveillez en pleine nuit, le coeur battant, en vous disant que vous n’êtes plus personne. Vous vous levez le matin  dans un sursaut en pensant être en retard, et vous vous rappelez qu’en fait, vous n’irez nulle part. Vous êtes en état de choc. Cela met un peu de temps, mais ça passe, comme tout le reste. Non sans y laisser quelques plumes, on ne va pas se mentir. Vous devez réapprendre à avoir confiance en vous, et c’est un long chemin.

Passé le choc, vous êtes capable d’apprécier ce que ces dernières années ne vous avaient plus offert depuis longtemps : la lenteur, le moment présent, la simplicité. Vous découvrez un autre monde, celui des gens qui vivent simplement. Cela faisait 2 ans que je n’avais ni conduit, ni été chercher mon fils à l’école, ni même apprécié une sortie au parc.

J’ai appris à être cette maman qui attendait près de la grille, à sympathiser avec les parents des amis de mon fils et à profiter allègrement des plaines de jeux, du soleil, de la nature et des goûters. J’ai appris à lâcher prise et à ne plus voir le quotidien comme une course permanente, rempli de frustrations, de moments manqués, et de temps qu’on ne rattrape jamais. Tout ce à quoi je pensais pendant que j’étais coincée derrière un bureau à perdre du temps précieux, à faire des choses qui ne m’apportaient pas de satisfaction ou si peu. Rien que pour ça, je remercie le destin. Avec le recul, je comprends que cela faisait partie du processus.

Les premiers essais

Après quelques semaines, j’ai donc créé mon blog, et partagé mes services dans le but de devenir freelance. J’avais un idéal : Un travail à mi-temps qui avait un sens, et pouvoir exercer les activités qui me plaisent sur le côté. Faire ce que j’aime comme j’aime. Cela paraît simple dit comme ça. J’en ai prié des Anges, et envoyé des messages à l’Univers pour que cela se réalise. J’ai eu quelques missions, j’ai rencontré des personnes que j’ai pu aider dans leurs projets et leurs espoirs, et tout ça était déjà valorisant. Il me manquait un peu de constance, mais petit à petit et brique par brique, je constituais un réseau. Le bouche à oreille m’a permis d’avoir des clients et puis d’autres. Bien sûr, j’ai répondu à pas mal d’annonces, je me suis inscrite à toutes les alertes possibles et inimaginables pour mettre toutes les chances de mon côté.

La contradiction

Passé votre période de préavis, et passé 3 mois de chômage, la société vous rappelle à l’ordre. Bien sûr, cela ne peut pas durer éternellement. Vous devez montrer patte blanche, prouver que vous cherchez du travail. Mais comment expliquer votre projet, vos envies, quand vous devez retrouver du travail coûte que coûte. Ne pas faire la fine bouche, ne pas refuser des offres dites convenables. Bref, on vous conseille vivement de renoncer à votre idéal.

Alors pour gagner du temps, j’ai joué le jeu, et j’ai même douté du bien fondé de ce que j’avais envie de faire. Ils avaient peut-être raison. J’ai étudié toutes les possibilités. De l’insertion professionnelle, au stage rémunéré, à la couveuse d’entreprise, aux formations supplémentaires.

Mais voilà, je suis en région flamande, je ne suis plus à Bruxelles et ici tout est différent. Vous courrez de papier en papier, de bureau en bureau, et d’une région à l’autre, chacune ayant sa petite popote interne. Vous êtes seul face aux paperasses et aux complications juridiques. Tout ça peut vous faire retomber dans l’engrenage de ce que, justement, vous ne voulez plus.

Pendant un an

J’ai envoyé au moins 60 candidatures, sur ce nombre, j’ai eu 20 entretiens, au moins 20 sont restées sans réponses, et j’ai essuyé 20 refus. Sur un an de temps. J’ai été à des entretiens sans aucune conviction, plusieurs fois j’ai eu envie de faire demi-tour, j’ai eu des coups de coeurs pour des jobs où je me disais que finalement c’était pas si mal.

J’ai fait des tests. Des tests écrits, des tests oraux, des tests psychologiques, abstraits, numériques, j’ai passé plusieurs fois la première étape et eu un second rendez-vous. J’ai eu des entretiens, de 10 min, de 20 min, de 30 min, de 2 heures, des entretiens téléphoniques, des entretiens Skype.

J’ai étudié, j’ai fait des mémos, je me suis préparée. J’ai espéré, j’ai attendu, j’ai relancé. J’ai regardé ma boîte mail 20 fois par heure, j’ai vérifié 50 fois que mon Gsm n’était pas en silencieux. Des jours entiers. Et j’ai été refusée. Recalée. J’ai même désespéré car je pensais avoir trouvé LE job idéal.

Mais non. Je n’étais pas au bon endroit, au bon moment. L’univers te donne des petites claques, jusqu’au moment où tu comprends, qu’en fait, quelque chose d’autre se prépare. C’est aussi ce que tes proches te disent quand ils ne savent plus quoi faire pour te remonter le moral. « C’est que ce n’était pas pour toi ». Finalement cela finit par te renforcer et te permet d’apprécier d’autant plus les petites victoires.

Ma chance

Ce qu’il ne faut pas négliger, c’est que pendant ce cheminement, j’ai toujours été soutenue et épaulée par mes proches, mon chéri, ma famille, mes amis. J’ai pu prendre le temps de voir venir, et j’ai bien conscience que c’est une chance, que nous n’avons pas tous.

Je n’ai manqué de rien et cela m’a permis d’aborder les choses plus sereinement, même si mon quotidien était ponctué de quelques angoisses et frustrations quant à mon devenir professionnel. Se décourager fait partie du processus, se prendre des murs aussi, mais si vous savez que vous ne serez pas abandonné, cela vous permet de continuer à avancer.

Dans une société on nous sommes définis par ce que nous faisons et pas par ce que nous sommes, c’est une pression considérable que de ne pas rentrer dans une case.

Puis un jour

Puis un jour, je réponds à une annonce, avec l’état d’esprit qui me collait à la peau depuis quelques temps : « Bah essayons, toute façon… »

Et là, d’un seul coup tout s’est enchaîné, débloqué. Un coup de fil, un rendez-vous, un entretien, des rencontres, un nouvel espoir.

Le plus dur est d’arriver à un entretien sans avoir l’air blasé, d’essayer d’expliquer ton parcours en restant cohérent, essayer de parler de tes aspirations sans tomber dans l’émotionnel, ne pas trop en dire, mais ce qu’il faut, comme il faut.

Être soi-même, mais peut-être pas trop. Répéter pour la énième fois qui tu es, ce que tu as fait, ce que tu fais, ce que tu veux faire. Te justifier. Te défendre. Encore.

Mais, ce jour là était différent car, j’étais face à des personnes dont je sentais la bienveillance, et qui étaient vraiment intéressés par ce que j’avais fais bien sûr, mais par QUI j’étais.

Cela ne m’était encore jamais arrivé. J’étais surprise et perdue à la fois. Moi entant qu’être humain ? Ce que j’avais vécu, ma vision de la vie, mes aspirations, mes espoirs, mes passions.

J’en ai appris un peu plus sur la fonction, et j’ai eu le vrai déclic.

Celui qui te dit, cette fois-ci c’est pour toi ! 

Et j’ai été rappelée.

La délivrance

J’ai été rappelée, et mon futur manager m’a dit : « Nous avons besoin de quelqu’un d’exceptionnel comme toi ». On ne se rend pas compte de l’impact que ces quelques mots peuvent avoir, mais en quelques secondes je me suis sentie à nouveau entière, utile et appréciée pour ce que j’étais.

C’est parce que c’était moi. Et pas quelqu’un d’autre. Être au bon endroit, au bon moment, en face de la bonne personne, avec la bonne énergie, tout s’était mis en place pour arriver à cette configuration qui allait me procurer mon futur job tant recherché.

J’avais réuni toutes les conditions de mon idéal de vie :

  • Un travail près de chez moi pour gagner en qualité de vie, où je peux me rendre à vélo
  • Un temps partiel bien rémunéré
  • Un travail qui a un SENS et que J’AIME
  • Travailler avec des gens dont les aspirations sont similaires aux miennes
  • Avoir du temps pour exercer d’autres activités professionnelles qui me plaisent
  • Un horaire qui me permet d’avoir du temps libre pour moi et mes proches
  • Être choisie pour qui je suis vraiment

C’est comme ça que j’ai été engagée pour être Éditrice de contenu Web chez Chérie FM. 

Mon rôle sera d’être porteuse de thématiques Slow Life au sens large et d’écrire des articles. Dans une radio qui prônent des valeurs similaires aux miennes, et qui a conscience de l’humain. Voyez plutôt le programme de la rentrée, auquel je vais contribuer :

« En Belgique, Chérie c’est une radio disponible partout et tout le temps grâce à son format digital. Mais Chérie c’est aussi un esprit, une philosophie, un univers qui se prolonge en digital sur cheriefm.be. Rentrée : le 3 septembre prochain.

Belgique : Chérie s'érige contre la dictature de la vitesse
Face à un modèle de société qui voit ses limites, Chérie se positionne « contre la dictature de la vitesse où rien de ce qui est essentiel ne prime.Chérie prend le contrepied en choisissant le retour à soi, le sens, le bien-être et le lâcher prise ». Avec pour ambition de devenir une véritable plateforme slow life, le site de Chérie recèle d’inspirations et d’astuces pour respirer, se détendre et rechercher une vie plus sensée. Vous y trouverez également toutes les prestations acoustiques, interviews décalées et autres vidéos live de vos artistes préférés. Grâce à l’application, plusieurs webradios thématiques sont désormais disponibles gratuitement 7 jours sur 7 et 24h sur 24 : Chérie Zen, Chérie Loves Songs, Chérie Les plus belles voix, Chérie Frenchy, Chérie 80, Chérie Ballads, Chérie Romantic, Chérie 90 et Chérie Acoustic.
Durant cette nouvelle saison, Chérie Belgique propose des soirées bien-être, du lundi au vendredi de 16h à 20h avec Anthony, nouvelle voix qui offrira des « soirées ressourçantes ». Suivra l’émission « Chérie Frenchy », du lundi au vendredi de 20h à 21h et le samedi de 11h à 12h avec Alexandra qui recevra des artistes francophones. La radio digitale diffusera également « Les ballades de Chérie », le samedi et le dimanche de 19h à 22h avec « les plus belles ballades de sa programmation Pop Love ». »
Pouvait on rêver mieux ?

L’avenir

Alors oui bien sûr, tout n’est pas censé être parfait dans le meilleur des mondes, et évidement je reste avec mes angoisses, justifiées ou non, d’être à la hauteur de la chance qui m’a été donnée. Que voulez-vous, on ne se défait pas de tous ses démons comme par magie. Mais j’ai confiance en l’avenir, et j’espère faire partie d’un projet qui petit à petit pourra éveiller des consciences, éveiller des gens et pourquoi pas…changer le monde.

Il faut bien commencer quelque part et mieux vaut tard que jamais. Á l’image de la fable du colibri.  Et cela a du sens pour moi. Il ne peut pas en être autrement. Je pense que cette nouvelle aventure sera enrichissante humainement.

Donc, restez connectés sur ma page Facebook, où je vous partagerai toujours mes activités, et les nouveaux articles que j’écrirai avec beaucoup de plaisir pour Chérie FM, la radio pas comme les autres !

Et surtout, quoi qu’il arrive ne perdez pas espoir !

Elodie